1er pilier
AVS — assurance-vieillesse et survivants
La retraite de base, obligatoire, destinée à couvrir les besoins vitaux. Financée par répartition, sans plafond de salaire cotisant.
La Suisse construit sa retraite en trois étages. Comprendre lequel fait quoi évite de découvrir un trou vingt ans plus tard.
En bref
Le système suisse repose sur trois piliers : l'AVS, retraite de base obligatoire ; la LPP, prévoyance professionnelle obligatoire au-delà d'un certain salaire ; et le 3e pilier, épargne individuelle facultative. En tant que frontalier, vous cotisez aux deux premiers dès lors que vous travaillez en Suisse. Une carrière partagée entre la France et la Suisse ne fait perdre aucune période : chaque pays verse une pension correspondant à la carrière accomplie chez lui.
1er pilier
La retraite de base, obligatoire, destinée à couvrir les besoins vitaux. Financée par répartition, sans plafond de salaire cotisant.
2e pilier
L'épargne retraite d'entreprise, obligatoire au-delà d'un certain salaire. Elle vise, avec l'AVS, à maintenir le niveau de vie antérieur.
3e pilier
L'épargne facultative, constituée à titre personnel, avec un traitement fiscal spécifique pour sa forme liée.
L'AVS est prélevée sur l'intégralité de votre salaire, sans plafond. La part à votre charge est de 4,35 %, l'employeur versant une part identique. Elle est complétée par l'assurance-invalidité et le régime des allocations pour perte de gain — voir le détail sur notre page salaires en Suisse.
C'est une épargne retraite gérée par la caisse de pension de votre employeur. Les taux effectivement appliqués dépendent du règlement de cette caisse : il n'existe pas de taux unique. Ce que la loi fixe, ce sont des bonifications minimales, croissantes avec l'âge :
| Âge | Bonification minimale du salaire coordonné |
|---|---|
| 25 à 34 ans | 7 % |
| 35 à 44 ans | 10 % |
| 45 à 54 ans | 15 % |
| 55 à 65 ans | 18 % |
Salaire annuel pris en compte entre 26’460 CHF et 90’720 CHF, état au 1er janvier 2026.
Il s'agit d'une épargne individuelle facultative, dont la forme liée bénéficie d'un traitement fiscal particulier en Suisse. Pour un frontalier, l'intérêt dépend étroitement de votre situation fiscale — et notamment de votre canton de travail, puisque vous êtes imposé en France dans les cantons de l'accord de 1983. Cette question mérite un examen personnalisé : nous ne pouvons pas y répondre de manière générale.
Les périodes accomplies dans chaque pays sont coordonnées. Chaque pays calcule et verse sa propre pension au titre de la carrière effectuée chez lui ; les périodes étrangères peuvent être prises en compte pour l'ouverture des droits.
Si vous avez cotisé dans les deux pays, oui : chaque pays verse une pension correspondant à la carrière qui y a été accomplie. Il n'y a pas de fusion des droits, mais une coordination qui évite de perdre les périodes.
Votre avoir de prévoyance ne disparaît pas : il est transféré sur un compte ou une police de libre passage. Les conditions dans lesquelles il peut éventuellement être versé en espèces sont strictement encadrées et dépendent notamment de votre pays de résidence et de votre affiliation à une assurance obligatoire. C'est un point à faire vérifier précisément auprès de votre caisse de pension.
Ce qui est réellement déduit d'un salaire suisse : AVS, AI, APG, assurance-chômage, LPP et accidents. Et pourquoi le net dépend ensuite de votre canton.
Où s'inscrire, quel pays indemnise, quels documents réunir : les règles de coordination applicables au frontalier qui perd son emploi.
Qui a droit au permis G, comment il s'obtient, sa durée de validité, son renouvellement et ce qui change en cas de changement d'employeur.